
Du balai !
Ephéméride Anarchiste
25 décembre

Andrés Capdevila
Le 25 décembre 1894,
naissance d'Andrés CAPDEVILA PUIG, à Barcelone.
Militant anarcho-syndicaliste catalan.
Ouvrier teinturier, il commence très jeune à militer
à la CNT, où il va
assumer dès les années vingt (celles du
pistolérisme patronal) des responsabilités syndicales
au niveau de la fédération régionale
catalane.
Au début de la révolution, en tant que
Président-délégué au Conseil
économique de Catalogne, il a la lourde responsabilité
de l'élaboration du décret de collectivisation des
entreprises. Le 26 avril 1937, il est nommé Conseiller
économique de la "Generalitat" (Gouvernement de Catalogne),
expérience réformiste de quelques semaines, dont il
sortira désillusionné et qu'il racontera dans ses
souvenirs (publiés en 1968).
A la fin de la guerre, il s'exile comme tant d'autres en France
où il poursuivra son militantisme avec sa compagne, Antonia
Sanchez Garrido, d'abord au Canet puis à Perpignan.
Après la Libération, il prendra part en tant qu'orateur
et conférencier à de nombreux meetings dans tout le
Sud-ouest de la France.
Partisan de la ligne orthodoxe, il sera dans les années 1960,
le secrétaire de la Commission des relations de la
région Aude-Pyrénées de la CNT en exil. Il passe
les dernières années de sa vie en Bretagne, à
Rennes, où il décèdera le 10 mars 1987. Sa
compagne Antonia Garrido, née le 9 octobre 1902 à
Badajoz s'en est allée le 3 août 1996.
Andrés Capdevila a collaboré à la plupart des
titres de l'exil dont "Terra Lliure", "Combat Syndicaliste",
"Umbral", etc. et est l'auteur de: "Un episodio de nuestra
evacuación a Francia" (Figueres, 1978).
Le 25 décembre 1955,
mort d'Aurèle PATORNI à Paris.
Ecrivain, journaliste, militant et conférencier libertaire,
pacifiste et néo-malthusien.
Fils d'un capitaine, il naît le 26 juin 1880 à Paris.
Après une formation pour être avocat, on le retrouve
libraire au lendemain de la première guerre mondiale.
Sensibilisé aux problèmes sociaux, il commence à
participer au mouvement pacifiste et libertaire et à
collaborer à ses nombreux journaux ou revues: "Le
Réfractaire", "La Clameur", "La Patrie Humaine",
"l'Insurgé", "l'Almanach de la Paix",
"La Revue anarchiste",
"La Voix Libertaire",
"Le Libertaire",
"l'en dehors", etc.
Militant de la "Ligue des réfractaires à toutes les
guerres", il prend part également au mouvement
néo-malthusien et à son organe "La Grande
réforme" édité par
Eugène Humbert. Bon orateur, il
effectue de nombreuses tournées de conférences comme:
"La morale sexuelle rationnelle contre les morales religieuse et
bourgeoise". Ecrivain, il a également un certain succès
en littérature avec la publication de plusieurs romans comme:
"Le Nouveau chemin", "Le rire dans le cimetière"(1932) "Les
fécondations criminelles"(1934), etc. Il écrit aussi
des pièces pour le théâtre: "La Grande
retape"(1928); des opérettes "Le roi du pourboire"; des
poèmes et des chansons que sa compagne Régina
Casadesus, pianiste de talent met en musique.
En 1936, il joint ses efforts à Louis Lecoin en collaborant
à "SIA", organe de la
"Solidarité Internationale Antifasciste", ce qui lui vaudra
à la veille de la guerre d'être inquiété
par la justice pour un article sur la limitation des naissances.
Dès la fin de la guerre, il participe au journal de
Louis Louvet
"CQFD" (Ce qu'il faut dire) puis
à la revue de Lecoin "Défense de l'homme". Fin 1955, il
meurt des suites d'une opération chirurgicale.
Le 25 décembre 1941,
mort de Georges DURUPT

Du 25 décembre 1922
au 2 janvier 1923, à Berlin,
à l'initiative de Rudolf
Rocker, une nouvelle A.I.T "Association Internationale des
Travailleurs"(anti-autoritaire), est créée ;
elle rassemble les organisations anarcho-syndicalistes de 12 pays
(FORA,
USI, SAC, FAUD,
CNT, etc.) et comptera plusieurs
millions d'adhérents. Les secrétaires en sont
Rudolf Rocker,
Augustin Souchy et
Alexandre Schapiro.
Le 25 décembre 1927,
à Buenos Aires, la National City Bank saute, faisant 2 morts
et 23 blessés parmi les clients Américains et Argentins
: c'est l'oeuvre des anarchistes
Severino Di GIOVANNI et des
frères SCARFO,
partisans de l'action violente.
Le 25 décembre 1936,
la Generalitat de Catalogne publie le décret légalisant l'avortement. Revendication
du mouvement anarchiste féminin
"Mujeres Libres", sa
réalisation est rendue possible par la forte présence
des libertaires.
L'article 4 précise que le délai pour sa
réalisation ne doit pas excéder trois mois, sauf en cas
de nécessité thérapeutique.
Le 25 décembre 1948,
le Parti Communiste Bulgare déclare hors la loi les
anarchistes qui avaient fondé la
F.A.C.B (Fédération
Anarchiste Communiste Bulgare), et son journal "Rabotnitche Skamisal"
(La pensée ouvrière).
Le 25 décembre 1953,
à Paris, lors de son congrès la
F.A.F (Fédération Anarchiste
Française) éclate. Elle va donner naissance
à deux organisations distinctes, une "Fédération Communiste
Libertaire" (F.C.L), qui garde le journal
"Le Libertaire, et une
nouvelle "Fédération
Anarchiste"(F.A), qui va publier à partir d'octobre
1954 "Le Monde
Libertaire".
