Le 13 juillet (1er juillet, calendrier Julien) 1851, naissance de Sergueï Mikaïlovitch KRAVTCHINSKI dit STEPNIAK à Novy Starodub, Kherson (actuelle Ukraine).
Révolutionnaire russe, membre fondateur de l'organisation "Terre et Liberté" et propandiste par le fait. Issue de la noblesse, il intégre les Cadets d'Orel puis entre à l'école militaire Alexandrovskoïe de Moscou. Il rejoint ensuite l'École d'artillerie de St-Pétersbourg. Promu sous-lieutenant en 1870 il démissionne de l'armée un an plus tard pour travailler au département d'agronomie de l'institut forestier.
En 1872, il se joint au mouvement populiste russe du Cercle Tchaïkovski se consacrant à la propagande révolutionnaire auprès des ouvriers de St-Pétersbourg. Lors d'une intervention au-près des paysans dans la province de Tver, il est arrêté en compagnie de Dimitri Rogachev, par les autorités villageoises. Ils parviennent à s'évader, mais il est contraint à la clandestinité. Il poursuit néamoins son action au-près des paysans de la province de Toula et vivra un temps parmi la communauté hérétique des Molokans (province de Riazan). De retour à Moscou, il se lie avec Nicolaï Morozov (1854-1946), et tente à plusieurs reprises mais sans succès de faire évader de prison Felix V. Volkhosky (1846-1914).
Fin 1874, il quitte la Russie et effectue divers voyages, Londres, Bruxelles, Genève et Paris. Durant l'été 1876, il se joint au soulèvement slave contre l'occupant ottoman en Bosnie. Mais il est rapidement désillusionné par l'insurrection : "Je suis parti pour une guerre de libération, mais je me suis retrouvé dans une bande de simples brigands".
A Genève, il collabore au journal bakouniniste "Rabotnik"(Le Travailleur), mais contrairement à Bakounine et Lavrov il est convaincu qu'une révolution immédiate est impossible en Russie, et se prononce pour la "propagande par le fait".
Début 1876 il retourne en Russie où il prend part à plusieurs évasions audacieuses de révolutionnaires, mais désabusé par le manque de perspectives révolutionnaires il repart en Italie, où il enmène Maria l'épouse malade de Volkhosky pour qu'elle s'y soit soignée.
En avril 1877 en contact avec les anarchistes Errico Malatesta et Carlo Cafiero il se joint à l'action de "la Bande du Matese" dans la province de Bénévent. Arrêté, avec les autres protagonistes de cette expédition, il est condamné à mort, mais finalement gracié seize mois plus tard.
De retour à Genève, il crée la revue "Obchtchina" (La Commune) portant essentiellement sur le mouvement révolutionnaire "Zemlia i Volia" (Terre et Liberté) et en 1878 il retourne en Russie où il se joint à ce mouvement et devient rédacteur de leur publication. Mais à la suite de la féroce répression de révolutionnaires et à leur exécutions, le 4 août 1878, avec l'appui de camarades, il poignarde le chef de la police politique V. P. Mezentsov à St-Pétersbourg. Il parvient à échapper aux recherches de la police, tout en continuant des actions clandestines jusqu'en novembre 1878 où il quitte définitivement la Russie. Il retourne en Suisse où il travaillera comme traducteur. Mais après l'assassinat en mars 1881 du Tsar Alexandre II, la Russie exigeant son extradiction, il s'enfuit en Italie où il écrit son ouvrage de référence : "La Russie souterraine" qui sera traduit en de nombreuses langues.
En 1884, il émigre en Angleterre, où il se consacre à l'écriture de divers ouvrages "Le Tzarisme et la Révolution" (1886), "L'orage russe"(1886), "La paysannerie russe" (1888), "La carrière d'un nihiliste" (1889), etc.
Il donne également des conférences et en 1890 et cofonde avec Charlotte Wilson "La Société des Amis de la Liberté russe". Il collabore aussi à diverses publications et brochures comme "Ce que nous avons besoin et le début de la fin" : "Nous croyons que la bande insignifiante qui gouverne actuellement la Russie, exploitant l'incompréhension des masses paysannes, ne peut être renversée que par la violence, et nous ne voyons pas d'autre moyen d'y parvenir. En politique, nous sommes révolutionnaires, prêts non seulement à l'insurrection populaire directe, mais aussi aux complots militaires, aux attaques nocturnes contre les palais, à l'utilisation de bombes et de dynamite.".
Au printemps 1886, lorsque le couple Kropotkine arrive en Angleterre c'est chez Sergueï Kravtchinski qu'il est hébergé dans un premier temps.
Le 23 décembre 1895, Sergueï Stepniak Kravtchinski est victime d'un terrible accident, après avoir vécu tant de péripéties jusqu'à l'âge de 44 ans, il meurt écrasé pas un train à Chiswick (près de Londres).
Le 13 juillet 1876,
naissance d'Auguste DURAND, dans le Tarn (France).
Militant anarchiste et syndicaliste révolutionnaire
marseillais.
Il fréquente dans sa jeunesse les milieux anarchiste et
antimilitariste. En 1908, il est un des organisateurs des
conférences de Sébastien
Faure à Marseille. En septembre 1909, il est élu au
conseil d'administration de la Bourse du Travail. Propagandiste des
idées révolutionnaires et antimilitaristes, il anime le
C.D.S (Comité de défense sociale), et participe
à toute l'agitation politique et sociale, soutenant la
création d'un théâtre engagé et prenant
part à de nombreuses grèves en 1913-14. Mais,
critiqué par les anarchistes qui lui reprochent d'être
devenu un "fonctionnaire syndical", il semble s'être
retiré de la lutte après la déclaration de la
guerre.
Cifford Harper
Le 13 juillet 1949,
naissance de Clifford HARPER à Chiswick (Ouest de
Londres).
Artiste illustrateur et militant anarchiste.
Expulsé de l'école à 13 ans, il est placé
à 14 ans et effectue divers travaux qu'il qualifie
lui-même de serviles. Activiste dans les squatts de Londres
durant les années soixante, il devient progressivement un
artiste illustrateur autodidacte engagé qui va s'imposer par
la qualité et la quantité de ses réalisations,
qui vont illustrer la presse radicale alternative et en particulier
la presse anarchiste anglaise et internationale. Il est alors
fortement influencé par les dessinateurs et illustrateurs
comme Eric Gill et Frans Masereel. En 1974, il publie l'anthologie
d'affiches et dessins "Radical Technologie" puis en 1978, le livre
"Class War Comix". En 1984 est publié "The Education Of
Desire" puis en 1987 "Anarchy, a Graphic Guide", ce qui ne
l'empêche par de poursuivre son militantisme en travaillant
à l'organisation du "Anarchist Bookfair" salon annuel du livre
anarchiste.
Remarqué pour la qualité de son oeuvre, il va alors
travailler pour la presse nationale et en particulier "The Guardian"
et éditera en 2003 une anthologie des dessins parus "Country
Diary". A citer également "Visions of Poesy - an Anthology of
Anarchist Poetry" édité par Dennis Gould et Freedom
Press en 1990. Une exposition de ses dessins "Graphic Anarchy" a eu
lieu au Newsroom Gallery de Londres en avril mai 2003. En avril 2006,
il est victime d'une attaque cardiaque mais survit à cette
crise, et nous ne pouvons que lui souhaiter un bon
rétablissement.
José I. Martinez, menbre du Groupe des jeunes,
assassiné durant la grève (extrait d'un article de presse).
Le 13 juillet 1917, à
São Paulo (Brésil), la mort du cordonnier anarchiste
José I. MARTINEZ, tué par la police le 9 juillet lors d'une
manifestation de grévistes de l'industrie textile, provoque
une grève générale de trois jours. Les
transports sont paralysés et de nombreux pillages ont lieu
malgré une importante répression. Ce 13 juillet, un
Comité de défense prolétaire composé de
six personnes dont les anarchistes Edgard Leuenroth et
Gigi Damiani, présentent les
revendications des travailleurs pour de meilleurs conditions de
travail; elles sont en partie satisfaites.
Les 12 et 13 juillet 1920,
à Milan (Italie), se déroule le procès des
anarchistes Guido Villa, Aldo Perego, Elena Melli et Maria Zibardi (compagne de Filippi),
accusés de complicité dans l'attentat de Bruno Filippi,
le 7 septembre 1919 au "Cercle des nobles milanais". Le principal
accusé étant mort dans l'explosion de sa bombe, la
justice condamne lourdement les présumés complices :
Aldo Perego à 12 ans et Guido Villa à 10 ans de
prison.
En-tête du numéro préparatoire de juillet 1923 (doc. Cira Lausanne)
En Juillet 1923,
à Caen, (Normandie), sortie du numéro préparatoire du mensuel : "Le Semeur de Normandie". Il modifiera son titre en 1930 pour devenir "Le
Semeur contre tous les tyrans" Organe de culture individuelle.
Le journal aura une certaine influence et comptera de nombreux
collaborateurs, mais s'arrêtera en novembre 1936, sans doute
à cause du départ
d'Alphonse Barbe, parti apporter son
aide à la révolution espagnole. "Son But: Eveiller l'esprit critique combattre les injustices travailler à la reconstitution de l'unité ouvrière; opposer aux forces réactionnaires du passé, les forces fécondes de l'avenir: être une tribune pour hommes libres. Contre tous les tyrans : Schiller."
En-tête du numéro 160 du 20 mars 1930 (doc. perso.)