Ephéméride Anarchiste

26 avril

 

Le 26 avril 1973, mort d'André RESPAUT (né le 22 septembre 1898 à Vernet-les-Bains).
Militant anarchiste et résistant.
Il est né le 22 septembre 1898 à Vernet-les-Bains dans une famille de 8 enfants dont 2 seront tués à la guerre de 14. Avec Fortuné, un de ses jeunes frères, libertaire comme lui, ils participeront à la révolution libertaire espagnole de 36, André comme propagandiste dans les meetings du sud de la France, aidant au passage de camions d'armes, son frère comme agent de liaison et de renseignement.
Après avoir été limonadier, André deviendra professeur de culture physique à Narbonne. Sa compagne Teri SISQUELLA, rencontrée en Espagne, sera internée au camps d'Argelès-sur-mer, comme de nombreux réfugiés espagnols.
De 1939 à 1943, André participe à la résistance et au mouvement "Combat". Arrêté le 17 octobre 1943, il est torturé, puis envoyé à Buchenwald, où il se caractérisera par son courage et sa générosité, sauvant plusieurs déportés de la mort. Il sera libéré le 11 avril 1945 par les Américains. Toujours libertaire, il s'occupera ensuite d'une association de déportés. Il est l'auteur de "Buchenwald terre maudite (1946), "Sociologie fédéraliste libertaire" (1961). Ce livre est ainsi dédicacé :
"A la mémoire des compagnons qui se sont sacrifiés pour leur idéal de liberté et de justice, et aux hommes de bonne volonté qui ont porté haut le flambeau de l'humanisme sur les chemins de la vie, répandant son rayonnement vers des harmonies plus parfaites et sans cesse renouvelées".
André Respaut.

 

 

Le 26 avril 1864, naissance de Régis MEUNIER

 

Le 26 avril 1885, naissance de Carl EINSTEIN




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ravachol aux assises

Ravachol aux assises


Le 26 avril 1892, à Paris, s'ouvre devant la Cour d'Assises de la Seine, le procès de Ravachol dans un "Palais de Justice" en état de siège. La veille une bombe a détruit le restaurant Véry (lieu où a été dénoncé et arrêté Ravachol). Avec lui comparaissent pour complicité: Simon dit Biscuit, Chaumartin, Béala et sa compagne Mariette Soubère, pour les affaires liées aux explosions chez le président de la Cour d'assises Benoît et chez le substitut Bulot.
Mais alors que l'on attendait une condamnation à mort, le jury prudent se prononce pour les travaux forçés à perpétuité pour Ravachol et Simon (qui quittèrent la salle aux cris de "Vive la Sociale ! Vive l'Anarchie !") et l'acquittement pour Chaumartin, Béala et Mariette Soubère.
Mais Ravachol n'en avait pas pour autant terminé avec la "justice". Renvoyé devant les Assises de la Loire à Montbrison pour l'assassinat de l'ermite de Chambles, il y sera condamné à mort puis guillotiné le 11 juillet 1892 .