

Chat de Steinlen pour "Prison fin de Siècle" de Gégout et Malato
Ephéméride Anarchiste
3 février

Hélène PATOU
(archive du Centre de Cachan)
Le 3 février 1902,
naissance d'Hélène PATOU à Liévin
(Pas-de-Calais).
Ecrivain, militante anarchiste et néo-malthusienne.
Ouvrière dans les usines de tissage, elle fréquente les
anarchistes, et ira vivre dans une colonie libertaire (Le Milieu
Libre de Vaux), puis sera une des pionnières de la colonie de
Bascon. En 1936, elle est modèle pour les peintres (Matisse et
Picabia, en autres), et soutient les révolutionnaires
espagnols. En 1963, elle travaille comme correctrice de presse, et
devient la compagne d'Henry Poulaille.
Elle meurt le 6 février 1977.
Elle est l'auteur du livre "Le domaine du hameau perdu" (1972).

Simone Weil à Barcelone en 1936
(armée et vêtue de la combinaison de la CNT)
Le 3 février 1909,
naissance de Simone WEIL à Paris.
Philosophe française un temps combattante anarchiste durant la
guerre d'Espagne.
Elle sera professeur de philosophie, avant d'entrer chez Renault
comme ouvrière. Elle militera dans le groupe
anarcho-syndicaliste "Révolution prolétarienne". En
1936, elle part en Espagne, où elle s'engage comme combattante
dans le groupe international de la
colonne Durruti, aux
côtés (en autre) d'Emile
Cottin (mort au combat). Simone, blessée au pied, rentre
en France où elle continuera de militer activement pour la
révolution espagnole en participant aux meeting de
SIA (Solidarité Internationale
Antifasciste), et en dénonçant le rôle des
staliniens. La révolution vaincue, elle devient mystique et se
réfugie dans le christianisme. Elle fuit Vichy et ses lois
antisémites, pour l'Amérique, puis l'Angleterre,
où elle meurt prématurément le 24 août
1943 au sanatorium d'Ashord (Kent).
Elle est l'auteur de "La condition ouvrière", etc.

Ernest Gégout
Le 3 février 1936,
mort d'Ernest GEGOUT.
Militant et propagandiste anarchiste.
Il naît en 1854, dans une famille paysanne de Vézelise,
en Lorraine. A seize ans, il s'engage dans l'Armée en Afrique.
Il est ensuite élève officier à Saumur, avant de
repartir en Algérie dans les bataillons disciplinaires. De
retour en France, il est nommé (grâce à des
relations familliales) Sous-préfet à Falaise en
Normandie, mais il fait rapidement scandale en ne respectant pas les
convenances cléricales et bourgeoise et démissionne au
bout d'un mois. Il renonce ensuite à un poste d'inspecteur de
l'Assistance publique.
Il devient alors socialiste révolutionnaire et collabore au
journal "Le Cri du Peuple" créé par
Jules Vallès. Il évolue
ensuite vers l'anarchisme et fonde, en 1888, le journal "L'Attaque"
qui portera, à partir de 1889, le sous-titre "hebdomadaire
anarchiste". Mais le 28 avril 1890, Ernest Gégout est
condamné avec Charles Malato à 15 mois de prison pour
délit de presse. Expérience qu'ils relateront dans
l'ouvrage : "Prison fin de siècle, souvenirs de
Pélagie" (alors célèbre prison parisienne). Il
poursuit ensuite son militantisme anarchiste et sa collaboration
à la presse libertaire et anticléricale comme à
"l'Idée Libre" de Lorulot
(à partir de 1912), puis à la fin de sa vie au
"Réveil Ouvrier" organe des Syndicats de la Région de
l'Est.
A noter qu'Ernest Gégout a été de 1879 à 1887 le compagnon de Marguerite Syamour (Maguerite Gagneur 1857-1945) sculptrice et fouriériste franc-comtoise (également amie et modèle du peintre et affichiste Alfons Mucha).
Déclaration de Gégout à son
procès :
"Nos aspirations ont plus de rayonnement
encore : à la Patrie nous préférons
l'Humanité. Qu'importe que vous me condamniez, mon "utopie"
n'en sera pas moins une réalité, dont vos fils jouiront
demain".

Henry Seymour
Le 3 février 1938, mort de Henry SEYMOUR, à Islington (Londres).
Libre penseur, propagandiste anarchiste individualiste et inventeur dans le domaine musical de la reproduction du son.
Il est né le 28 janvier 1860 à Hayes (banlieue Sud-Est de Londres). Le 2 novembre 1880, il se marie avec Clara Elizabeth Sipce. Il se fait ensuite connaître en tant que Secrétaire de la Société laïque de Tunbride Wells (dans le Kent). A l'été 1882, il subit une condamnation pour blasphème. A partir de mars 1885, il publie à Londres le premier journal anarchiste sur le sol anglais "The Anarchist", ainsi que diverses publications et brochures. Dès le troisième numéro en mai 1885, il annonce la création d'un groupe anarchiste.
En mars 1886, lorsque Pierre Kropotkine arrive à Londres, invité par Charlotte Wilson ils collaborent ensemble au journal. Mais à la suite de désaccords ils se séparont de Seymour pour fonder leur propre groupe et publication "Freedom". Seymour continuera jusqu'en 1888 la publication de "The Anarchist".
En 1898, il reprend la direction du journal "The Adult" The Journal of Sex, Organe de la "Legitimation League" (La Ligue de légitimation), organisation fondée à Leeds en 1893 (qui militait pour la reconnaissance des enfants nés hors mariage puis pour la libération sexuelle). Cela fait suite à l'arrestation de son rédacteur en chef George Bedborough, pour avoir publié le livre Havelock Ellis sur l'homosexualité "Etudes sur la psychologie du sexe".
A noter que la Ligue de légitimation qui avait transféré son siège à Londres en 1897 était présidée par l'anarchiste féministe Lillian Harman. "The Adult" sera publié par Seymour jusqu'en mars 1899, avec divers sous-titres dont : 'Revue pour la promotion de la liberté dans les relations sexuelles", "Croisade contre l'esclavage sexuel".
Dans le domaine musical, Henry Seymour est aussi un inventeur lié au perfectionnement du gramophone de Bell et du phonographe d'Edison. En 1903, Seymour déposa deux brevets pour un appareil d'enregistrement et de reproduction sur cylindres. En 1913, il introduisit les disques Diamond d'Edison en Angleterre. Il breveta, fabriqua et commercialisa de nombreux dipositifs permettant une amélioration sonore. Il collaborait alors au magazine spécialisé "The Sound Wave". En 1917, il publia "The Reproduction of Sound" (La Reproduction du Son), ouvrage de référence en la matière. Il a également fabriqué un dupliqueur de disques qu'il commercialisait sous de faux labels, ce qui en fait le premier pirate musical de l'histoire, mais il ne sera pas poursuivit pour cela.
Henry Seymour s'impliqua également dans la "Francis Bacon Society" et fut rédacteur de la revue de la Société "Baconiana".
Dans le domaine de l'anarchie il est l'auteur de diverses publications: " Esquisse biographique de Bakounine (1888), "L'Anarchie : théorie et pratique (1888), "L'Anarchie et l'amour" 1888), L'erreur de la thérorie de la plus-value de Marx (1895), etc.
Le 3 février 1894,
naissance de Jacques RECLUS (petit neveu
d'Elisée Reclus)


Couverture de l'édition de 1848
Le 3 février 1842, Pierre Joseph
Proudhon, passe en procès devant les assises du Doubs;
comparution causée par la sortie en janvier de son
troisième mémoire sur la propriété "Avertissement aux propriétaires, ou lettre
à M. Considérant, rédacteur de la Phalange". Il est finalement
acquitté.


En-tête du premier numéro
Le 3 février 1884, à Lyon, (Rhône), sortie du premier numéro du journal "Le Défi" Organe anarchiste, hebdomadaire paraissant le dimanche. Il succède à "L'Emeute". A noter que le gérant du journal J.M. Frenea est cité à comparaître devant la cour d'Assises du Rhône le 8 février 1884. Le journal s'arrête le 17 février après seulement trois numéros parus, "L'Hydre Anarchiste" le remplacera dès le 24 février. Voir la chronologie de ces publications anarchistes lyonnaises au journal "L'Emeute"


En-tête du premier numéro daté du 3 février 1906
Le 3 février 1906, à Coimbra (Portugal), sortie du premier numéro du journal " A Éra Nova" (L' Ère Nouvelle) Hebdomadaire du Noyau d'Education Anarchiste dirigé par João de Campos Lima. Vingt numéros sortiront jusqu'au 30 juin 1906.

Le 3 février 1906,
à Londres, acquisition d'une maison au 165 Jubilee Street, qui
deviendra le "Worker's Friend Club and
Institute", lieu de réunion, imprimerie, puis
école anarchiste.

Le 3 février 1913,
à Los Angeles, ouverture de la "Casa del
Obrero Internacional", dont Juan Francisco MONCALEANO est l'un
des fondateurs. Le même immeuble abritera une école
Ferrer, et les locaux du journal
"Regeneración".


File d'attente devant le Palais de Justice pour assister au Procès de la Bande à Bonnot
Photo tirée d'une carte postale allemande
Le 3 février 1913,
à Paris, début du procès des survivants de la Bande à Bonnot, qui
s'achèvera le 27
février.
