turpitudes sociales de pissarro

"Les Turpitudes sociales" par Camille Pissarro (1890)

Ephéméride Anarchiste

13 novembre

carte postale de l'Arsenal de Lorient

Carte postale de l'Entrée de l'Arsenal de Lorient

François Le Levé ° François Le Levé bas-relief

Photo de François Le Levé en 1925
et bas-relief en plâtre de E. Le Neuthier (d'après une CP de l'Association Liber-Terre de Pontivy)

Le 13 novembre 1882, naissance de François LE LEVE à Locmiquélic-en-Riantec (Morbihan).
Militant anarchiste et syndicaliste breton.
En 1900, il entre comme apprenti chaudronnier en cuivre à l'Arsenal de Lorient, puis effectue son service militaire en septembre 1903 au 35e régiment d'artillerie dont il sera libéré trois ans plus tard. Il est ensuite un actif militant du syndicat des travailleurs du port et l'administrateur de la Bourse du Travail de Lorient. Surveillé par la police, celle-ci signale en 1908, qu'il diffuse via la Bouse du Travail le journal anarchiste "La Mère Peinard". Le 30 mars 1909, il préside à la Bourse un meeting de soutien à la grève des Postiers, et en avril une conférence d'Ernest Girault.
Il est également membre de la Jeunesse Syndicaliste et du Comité de Défense Sociale (CDS).
En août 1911 suite à un sabotage sur la ligne de chemin de fer entre Lorient et Quimperlé, il est l'objet d'une perquisition, mais est finalement relaxé. En 1913, il est secrétaire adjoint de l'Union départementale de la CGT. Animateur du groupe libertaire des "Temps Nouveaux" de Jean Grave il rentre en contact avec Emile Masson, et collabore à la revue d'éducation paysanne bilingue (français-breton) "Brug" Bruyères dont il sera également le gérant. A la mi août 1913 il prend part à Paris à un Congrès anarchiste national où est précisé les idées anarchistes-communistes.
En 1914, il est secrétaire du Groupe de Lorient de la Fédération Communiste Anarchiste Révolutionnaire Anarchiste.
Fiché au "Carnet B" des antimilitaristes, il se rallie pourtant à "l'Union sacrée" lors de la déclaration de guerre (1914) et, en accord avec Jean Grave et de Pierre Kropotkine, signe en mars 1916 le "Manifeste des Seize" favorables à l'intervention armée.
Après guerre, marginalisé à cause de sa position pendant la guerre, il reste lié au militant anarchiste brestois Jules Le Gall et collaborera à la nouvelle série des "Temps Nouveaux" publiés par Marc Pierrot et Jacques Reclus.
Il poursuit un militantisme syndial et est secrétaire général du syndicat des travailleurs du Port de Lorient, puis de 1922 à 1929 secrétaire de l'Union départementale CGT (opposé à la CGTU), puis secrétaire général jusqu'en 1939.
En 1936, bien que retraité (depuis 1935), il participe aux Comités du "Front populaire" et gére "L'Action syndicaliste", organe du syndicat de l'Arsenal. Durant la seconde guerre mondiale et l'occupation allemande, il est administrateur de la "Caisse régionale des Assurances sociales" mais en janvier 1943, il est contraint de quitter Lorient pour Vannes en raison des bombardements sur la ville, il y retrouve René Lochu. Il est ensuite représentant du mouvement syndical au Comité départemental de la libération. Arrêté par la police allemande le 18 mars 1944, il est interné au camp de Compiègne puis déporté le 31 juillet 1944 au camp de Neuengamme, près de Hambourg, où il meurt le 20 janvier 1945.

Le 11 juillet 1946 il sera décoré à titre postume de la médaille de l'Ordre de la Libération.

 autoportait de camille pissarro

Autoportrait de Camille Pissarro (1873)

Le 13 novembre 1903, mort de Camille PISSARRO à Paris.
Artiste peintre franco-danois, un des maître de l'école impressionniste, anarchiste de convictions.
Il est né le 10 juillet 1830 à l'Île St-Thomas (alors aux Antilles Danoises, devenu les Îles Vierges, Etats-Unis)
Issue d'une famille juive portugaise, son enfance se passe dans les Antilles à l'école protestante avec les enfants d'esclaves. Envoyé en France pour y terminer ses études (1843-1847) il se rebelle ensuite contre son père qui ne comprend pas ses aspirations artisitiques et veut en faire un commerçant. Il s'enfuit un temps à Caracas avec un ami peintre. Réconcillié avec son père, il retourne en 1855, à Paris pour y suivre les cours des Beaux-Arts. Passionné par le dessin et la peinture, il se lie avec de nombreux artistes peintres comme Claude Monet, Auguste Renoir et Paul Cézanne, etc.
Il s'installe ensuite avec Julie Vellay, une fille de viticulteurs, qui avait travaillé commme bonne chez ses parents et qui lui servait de modèle. Il ne l'épousera que plus tard à Londres, en juin 1871. Ils auront huit enfants ensemble, mais son père scandalisé par cette mésalliance lui coupe les vivres.
En 1863, ses toiles ne sont pas retenues au Salon officiel, il les expose alors au Salon des refusés. Face aux difficultés financières, il est alors contraint de peindre des enseignes.
Lors de la guerre de 1870, étant de nationalité danoise, il n'est pas mobilisé, mais chassé de sa résidence à Louveciennes (Yvelines), il se réfugie en Angleterre, mais il est contraint d'abandonner de nombreuses toiles qui seront détruites par la soldatesque. Il est de retour en France à l'été 1871, et participe dès 1874 aux premières expositions des impressionnistes (qui ne rencontrent au début qu'incompréhensions).
En 1884, une exposition de ses toiles aux U.S.A, est couronnée de succès. Il s'installe alors avec sa famille à Éragny (Oise) dans une maison achetée grâce à un prêt de Claude Monet. Il se lie avec Paul Signac et Georges Seurat, découvre les idées anarchistes (comme bon nombre de néo-impressionnistes) et participe en 1899 au Club de l'art social, fondé par Adolphe Tabarant, aux côtés d'Auguste Rodin et fait la connaissance de Emile Pouget et de Jean Grave, à qui il apportera (le succès enfin venu), un soutien financier, aidant également les familles d'anarchistes emprisonnés ou des compagnons italiens en exil. En 1890, il réalise un album de 28 dessins "Les turpitudes sociales" montrant son anarchisme. Mais en 1894, après l'assassinat du Président Sadi Carnot par Caserio, il est recherché par la police. Il se réfugie en Belgique, il y rencontrera Elisée Reclus et Emile Verhaeren.
De retour en France, il participe à la parution des "Temps Nouveaux", et s'engage aux côtés d'Octave Mirbeau, Maximilien Luce, et Bernard Lazare contre l'antisémitisme lors de "l'affaire Dreyfus".
Il meurt de septicémie lors d'un séjour à Paris ce 13 novembre 1903. Il sera inhumé au cimetière du Père Lachaise avec une partie de sa famille.
A noter que ses fils, Lucien (1863-1944), Georges (dit Manzana, 1871-1961), et Ludovic Rodolphe (1878-1952), collaboreront également aux publications anarchistes.

 

 

 

Le 13 novembre 1968, mort d'André PRUDHOMMEAUX

 

Le 13 novembre 1964, mort de Georges VIDAL

 

 

 fil yeux

 

 haymarket monument

Monument des "martyrs" de Chicago dans le cimetière Waldheim

Le 13 novembre 1887, à Chicago, plus de deux cents milles personnes, portant une rose rouge, suivent l'enterrement des martyrs de Haymarket. Ceux-ci sont enterrés au cimetière Waldheim, à plus de dix miles de la ville. Ces militants anarchistes continueront d'être honorés, et ce malgré les interdictions de la police. La veille, 12 novembre, c'étaient déjà plus de dix mille personnes qui s'étaient réunies pour leur rendre hommage, après la stupeur causée par leur exécution.
Un mois plus tard le 15 décembre 1887, les "Unions ouvrières" créeront la "Pioneer Aid and Support Association" pour venir en aide aux familles des martyrs. Elle participera à la construction d'un monument (oeuvre du sculpteur Albert Weinert), qui sera inauguré le 25 juin 1893, dans le cimetière Waldheim.

 

 

fil chouette

 

Journal hollandais "Anarchist"

En-tête du numéro 35 (cinquième année), de novembre 1892

En novembre 1892, à Kralingen (Rotterdam, Pays-bas), sortie du numéro 35 (cinquième année de parution) du journal "Anarchist" Sous-titré au début de sa parution "Orgaan van goddeloozen, haveloozen en regeringloozen"(Organe des sans dieu, sans biens, sans gouvernement ?) et depuis avril 1892 "Organe Anarchiste Communiste" et à partir du numéro 79 "Organe anarchiste de langue hollandaise. Ce mensuel est publié les 1er samedi de chaque mois, depuis janvier 1888, et il sortira au moins jusqu'en 1899.
L'Administration de ce périodique est assuré par le cordonnier anarchiste H. Van Bloppoel, et le rédacteur en chef est Johannes Methöfer (de 1892 à septembre 1894).
Ce journal reproduit des articles de fond sur l'anarchisme, informe sur les attentats et autres mouvements de résistance mais aussi sur ce qu'il faut faire en cas d'arrestation après avoir procédé à un acte révolutionnaire.
Ce numéro de novembre 1892 reproduit en une, un article de J.H. Mackay sur le drame de Chicago.

 

 

fil bombe 

 

dessin du Père Peinard : Coups de tranchet

Dessin du journal "Le Père Peinard" : "Coups de tranchet"

Le 13 novembre 1893, Léon LEAUTHIER, un jeune cordonnier anarchiste, poignarde et blesse grièvement Georgewitch, ministre de Serbie en visite à Paris, ce dernier ayant le tort de représenter la bourgeoisie dans toute son arrogance. Léauthier, lui, sera condamné le 23 février 1894 aux travaux forcés à perpétuité et mourra le 22 octobre de la même année, lors de la répression de la révolte du bagne des îles du Salut.

 

 

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dessin du Père Peinard : du pain ou du plomb

Dessin du journal "Le Père Peinard" : Du pain ou du plomb

Le 13 novembre 1887, à Trafalgar square, Londres, la manifestation des chômeurs convoquée par la "Social Democratic Federation" après avoir été interdite par les autorités est violemment réprimée par 2000 policiers et 400 militaires. Après la charge de la police montée, on relèvera de nombreux blessés dont deux succomberont à leurs blessures. Cette journée rentrera dans l'histoire sous le nom de "Bloody sunday" (Dimanche sanglant). Les socialistes libertaires présents comme William Morris et Edward Carpenter ont témoigné de cette féroce répression.

 

fil chouette

 

journal "Solidaridad Obrera" de Gijón

En-tête du premier numéro

journal Solidaridad Obrera n9 de 1910

En-tête du numéro 9 (2ème année) du 5 février 1910

 

Le 13 novembre 1909, à Gijón (Asturies, Espagne), sortie du premier numéro de "Solidaridad Obrera" Périodique syndicaliste - Organe des Sociétés de Résistance de Gijón.
Il remplace le journal du même nom publié à Barcelone mais interdit après la Semaine Tragique. D'abord bimensuel, il passe hebdomadaire à partir de son numéro huit (du 29 janvier 1910). Il est dirigé par Emilio Rendueles, qui sera contraint de cesser la publication pour cause de déficit, le 24 décembre 1910, après 32 numéros parus. Cependant quelques suppléments au journal sortiront encore en 1911.
Collaboreront au journal : Eleuterio Quintanilla, Pedro Sierra, Josep Prat, Anselmo Lorenzo, Ricardo Mella, etc.
Le titre réapparaîtra toujours à Gijón pour une deuxième époque entre le 15 octobre 1920 et le 22 janvier 1921 (17 numéros); puis pour une troisième époque entre le 15 décembre 1922 et le 27 juillet 1923 (23 numéros); et une quatrième époque entre le 24 juillet 1925 et le 14 mai 1926 (43 numéros).

 

 

fil chouette

 

journal belge rebelle

En-tête du numéro 5 (dernier numéro) mai-juin 1928

En novembre 1927, à Bruxelles (Belgique), sortie du premier numéro de "Rebelle" Organe mensuel d'Action Sociale, Anti-dogmatique et Anti-autoritaire. Seulement 5 numéros de ce journal publié par Hem Day paraîtront jusqu'en mai-juin 1928. A noter qu'un numéro spécial paraîtra en janvier 1929 en langue castillane "Rebelde" en collaboration avec Jean De Boe.
Epigraphe d'Oscar Wilde : "Partout où un homme exerce une autorité, il y a un homme qui résiste à l'autorité."